Camargue-Gardoise |
Il s'agit d'un escalier hélicoïdal d'une pureté architectonique datant du XIIème siècle, portant une voûte annulaire appareillée à neuf claveaux.
Cet ensemble s'appuie sur le noyau central et les murs intérieurement cylindriques. Elle a été très tôt une oeuvre célèbre, étape des Compagnons Tailleurs de pierre qui vinrent graver leurs noms ou leurs devises lors de leurs passages.
Saint-Gilles
Au sud d'Aimargues, ancien domaine de l'Abbaye de psalmody, racheté par un Conseiller du Roi. La noria et le pigeonnier ont été élevés sous Henri IV et Louis XIII. Chambre de Richelieu, boudoir de Pauline Borghese. Dans le parc sont rassemblées de nombreuses stèles et bornes milliaires romaines venant de la Voie Domitia.
Aimargues
Situé sur la pointe de l'Espiguette, il fut construit en 1869.De nombreux phares furent mis à feu à cette époque,la ligne de ces phares complaitait celle des sémaphores mis en place au début du XIX ième Siècle.
Le Grau-du-Roi
Ancienne glacière du XVII ièmè siècle, de plan circulaire , formée de deux murs concentriques et couverte d'une coupole surbaissée en briques.
Située au milieu d'une vigne ,cet édifice servait à stocker de la glace pour conserver la nourriture des habitants du village.En 1674 trois glacières existaient à l'extérieur de l'enceinte d'Aigues-Mortes.
Ce passage fortifié, situé au milieu des vignes, a été construit sur l'ancien cours d'eau du Vistre à la fin du XVIII ième siècle, en même temps que les remparts. Les pierres employées taillées en bossage provenaient de la même carrière et on peut sans hésitation l’attribuer à Boccanegra.
Les moine de Psalmodi devinrent les premiers fermiers de la tour à cause du voisinage. Ils veillèrent à son entretien et à sa conversation. Ils retirèrent un droit de péage. Ce droit devait fournir de gros revenus quand on pense que la tour construite au bout d’une longue chaussée, reposant sur une série de ponts, était le seul passage pour se rendre à Aigues-Mortes par voie de terre. Impossible aux voyageurs de l’éviter, la route carrossable passant au milieu du monument par une grande porte ouverte à tous les vents.Étaient exempts au droit de péage, les habitants de la cité et leur famille, les officiers du roi, les personnes nobles, les ecclésiastiques et les médecins. En 1409, sur la demande des consuls, le roi établit, sans aucune exception, un droit de péage dont le revenu devait être affecté à l’entretien de la route et des chaussées.
Par la suite les gouverneurs qui prenaient le titre de capitaine de la « Tour Carbonnière », pour augmenter leurs gages, s’arrogèrent plusieurs fois le droit de péage en s’appropriant aussi les revenus du péage. Les moines de Psalmodi protestèrent. Ils eurent gain de cause. Les juges confirmèrent l’abbaye dans la jouissance exclusive du droit de pêche le 14 décembre 1450.
Il y a encore quarante ans, la route départementale passait encore au milieu de cette tour solitaire. Le passage devint trop étroit pour les charrettes et les voitures. Il fut alors question de la démolir (vers 1870). L’ancien passage fut supprimé et la route contourna la Tour par deux bras, à droite et à gauche. La tour fut restaurée en 1859 et devint propriété de l’état. Elle fut cédée à la ville, puis au génie, ensuite à la ville, au ministère des Beaux arts et enfin à la ville de Saint Laurent d’Aigouze.
Aigues-Mortes